La vie au lac : un secret bien gardé !

De la poésie ? Et pourquoi pas !


Certes, ceux qui partent au grand large, ceux qui prennent la mer, ceux qui quittent tout, recherchent quelque chose de particulier et pourtant, se trouver simplement au bord de l’eau peut enchanter la vie. « Vivre les secrets » d’un lac c’est l’équivalent d’une magie perpétuelle. C’est se poser, se faire oublier, tout juste respirer et regarder ce qui se passe… pendant que le temps passe…

 

C’est là où nous amène Mégane, du haut de ses 16 ans, au moment où l’aube se lève sur l’eau.

 

« La vie au lac est une forme de nature étrange. Mouvante, changeante, jamais identique. Elle grouille, elle fuit, elle sillonne. Elle jaillit ! C’est là tout le mystère de ce monde indicible, que rien ni personne ne saura jamais percer. Vous ne me croyez-pas ?
Alors venez…. »

 

Oui…c’est là qu’il faut suivre Mégane car elle à l’air de savoir et de voir beaucoup de choses.

 

 

« Le jour se lève et la vie du lac avec lui : Comment ? Vous ne la voyez pas ? Regardez de plus près. Vous ne la voyez toujours pas ? Alors regardez d’encore plus près. Et maintenant ? »
« Oui c’est exact, c’est un écureuil. Sa fourrure rousse disparait entre les branches et ses yeux noirs brillants étincellent sous la lumière de l’aube…Baissez-vous, ne faites aucun bruit, vous allez l’effrayer. Ben non, trop tard, vous avez bougé, il est parti maintenant…..chut taisez-vous !
Une créature bleutée somnole sur une feuille au bord de l’eau.
L’insecte a quatre longues ailes fines, zébrées de nervures d’un bleu métallique. Ses yeux, semblables à deux gouttes de rosée et un corps svelte et gracile comme une tige de roseau. L’eau fait miroiter son reflet d’animal étrange, azuré et filiforme. Non, ça n’est pas une coccinelle je vous dis, c’est une libellule !

 

 

Regardez plus loin, à droite, vous voyez ? Non ça c’est la gauche, à droite j’ai dit. Il y en a plein, toute une colonie, en grappes volantes et colorées, entre les herbes aquatiques. Leurs formes graciles s’effilent, en rubans vaporeux, parcourus de sinuosités rouges, bleues, ocres…..Fascinant n’est-ce pas? Pas si près ! Vous allez la faire fuir. Trop tard, vous le faites exprès ou quoi ?…

 

 

Le soleil s’était levé, il surplombait à présent l’horizon du lac….une brise légère effleurait la surface de l’eau, comme un frôlement du bout des doigts. Puis son souffle s’éteignit, fatigué….
Le lac avait perdu sa couleur d’incendie, sa sublime poussière d’aurore. L’eau était d’un gris très pâle à présent, comme l’aile d’une tourterelle….
Comment ça vous avez froid ? Courez, cela vous réchauffera. Regardez les oiseaux, ils se cachent dans les arbres, ils collent leurs plumes, comme entremêlés, c’est ainsi qu’ils se réchauffent. Z’ avez qu’à faire pareil…La terre silencieuse était imprégnée d’un épais brouillard de vie, grouillant de partout…

 

 

Mais le silence et l’orage la faisait se terrer dans son antre. Comme les prédateurs sauvages qui traquent leur proie dans l’obscurité. Les arbres semblaient valser avec le vent dans une danse frénétique et indescriptible. Quelques plumes virevoltaient autour d’eux, légères, fuyantes, insaisissables, puis disparaissaient une à une au rythme des rafales.
Vous entendez ? Comment ça, non ? Vous le faites exprès ?

 

 

Le vent berce l’eau, il parle, il murmure. Ecoutez, c’est magnifique.
Des mots, des berceuses, des sons d’eau qui gronde, d’eau qui siffle, d’eau qui coule, d’eau qui bouillonne, qui gémit et qui hurle. Et seuls certains sont capables de l’entendre. Et apparemment pas vous…… ».

 

Je ne suis pourtant pas sourde comme une pierre! Maladroite certes, je l’ai compris, mais avec une envie folle de revenir à l’aube suivante pour ne rien rater du spectacle, pour me gorger de fraîcheur et de senteurs matinales quand il n’y a pas encore l’ombre d’une voile sur l’eau! Oui ça sera mon tour d’être aux premières loges des petites choses, de petits « riens » qui font le « tout » de la vie du bord du lac. Pourrais-je prétendre la percevoir ? Je pensais qu’en tant que native du bord du lac je l’avais déjà vue mais Mégane nous dit qu’on ne « sait que l’admirer, la regarder, en oubliant qu’elle nous échappe et qu’elle nous échappera toujours. ». Si jeune et déjà si vraie, affichant déjà un Landestyle bien affirmé !

 

 

Mais au fait … j’irai sur lequel de nos cinq lacs ? Ils sont si différents que je les visiterai tous ! Cela me prendra bien la semaine !

 

Hélène

 

Les extraits de textes sont tirés d’une nouvelle écrite par Mégane 16 ans gagnante du concours de Nouvelles 2015 organisé dans le cadre du Printemps des Landes par la compagnie des Arts et des sciences sur le thème « la vie au lac ». Texte complet à l’Office de Tourisme de Soustons.



 




Coups de

Mon grand et vieux chêne liège …
Un autochtone bien enraciné …

- Léon -

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