Comment prendre de la hauteur …

... dans un plat pays.


Aujourd’hui j’ai plaisir à vous emmener faire une balade du côté de Contis.

Pas pour piquer une tête dans l’océan, non, mais pour goûter un petit cocktail de sensations fortes qui vous grisera juste de quoi, peut-être, tutoyer un ange ou deux au passage.
Sur notre côte landaise, peu de lieux nous permettent de mettre le nez au-dessus de la dune, qui est un peu notre Himalaya à nous, landais maritimes. Pourtant à égale distance entre Biarritz et Arcachon, il existe un site, unique dans les Landes, qui permet de prendre de la hauteur à peu de frais.
Il s’élève à plus de 50 mètres (53,5 m pour être précis) au-dessus du niveau de la mer et sa présence, depuis 152 ans, rassure marins et autochtones à bon compte. Les amoureux de ce type de site, et ils sont nombreux de par le monde, connaissent bien ce « barber pole », surnom hérité de sa signalétique étrangement semblable à l’enseigne nationale des barber-shops aux Etats-Unis. Cette signature visuelle a été réalisée en 1937 par Louis Lucien Bellocq dit Menoune, originaire de Saint-Julien-en-Born.
Mais revenons à notre affaire. Ni une, ni deux j’emprunte le fût cylindrique qui me mène au sommet du phare. Lors de mon ascension, une seule et unique question se fait jour dans mon esprit : vais-je vraiment parvenir à me hisser jusqu’en haut sans angoisse du vide ?
Le souffle court après les 183 marches, je tombe nez à lentille sur l’appareil optique. Difficile de le louper puisqu’il fait 2,5m de diamètre et possède 16 côtés ! Je sors péniblement la tête à l’air libre et alors, la caresse d’un puissant vent iodé vient me lécher le visage, et la vue viendrait à coup sûr me couper le sifflet si je ne l’avais déjà perdu lors de mon escalade.
A perte de vue s’étend le triptyque emblématique de la côte landaise : l’azur de l’océan, l’or de la dune et les éclats émeraude des étendues de pins.
Comme le temps le permet, je peux apercevoir au loin les sommets du Pays Basque, mais j’ai beau m’esquinter les yeux sur l’horizon, pas de New York…
Si belle que soit la vue, la vie n’était pas toujours rose pour les gardiens de ces titans, et ces derniers avaient pour coutume de les désigner comme leurs « enfers » quand ils étaient perdus au milieu de l’océan, leurs « purgatoires » quand ils étaient situés sur une île et leurs « paradis » pour les veinards installés à terre. Le phare de Contis appartient bien à cette dernière catégorie.
Quant à la chute de cette histoire, vous n’y pensez pas ! Je reprends de ce pas les escaliers…

Rédacteurs : Didier assisté par Nicolas

 

En savoir plus sur l’histoire du phare
Le Phare est ouvert à la visite d’avril à fin septembre

 



 




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